Ces 3 erreurs qui peuvent annuler les bénéfices du jeûne intermittent

Impossible d’échapper à ce qui s’apparente pour certains à un effet de mode. Le jeûne intermittent, tout le monde en parle. Je ne vais pas vous refaire une énième copie des centaines d’articles déjà existants sur le sujet qui ne font que lister les principaux bienfaits du jeûne intermittent. Si vous venez de sortir de plusieurs années d’hibernation et êtes encore ignorant à ce sujet, une simple recherche sur Google saura combler toutes vos lacunes.

Dans cet article, je souhaite surtout vous parler de 3 grosses erreurs qui me semblent récurrentes et qui vous empêchent peut-être, vous aussi, de surfer sur la vague du « fasting »… et de brûler du gras sans avoir besoin de snacker toutes les 2 heures. Le jeûne intermittent, c’est tout un art…

Erreur numéro 1 : abuser des stimulants (café, thé…)

Dans le monde du jeûne intermittent, il est généralement admis que vous pouvez boire ou manger ce que vous voulez du moment que l’aliment ou la boisson ne contient aucune calorie. En effet, l’objectif de la phase de jeûne est de garder votre insuline basse pour maintenir le mode brûlage de graisse. Or on sait que les lipides stimulent un peu, les protéines moyennement, et les glucides beaucoup l’insuline.

Rappel : lorsque l’insuline est haute, votre corps est en mode stockage ; lorsque l’insuline est basse, votre corps est en mode déstockage (brûlage de graisses).

Si on s’arrête là, toute boisson ne contenant aucune calorie est éligible à la phase de jeûne : thé, café, boissons contenant des faux sucres… Les boissons stimulantes sont d’ailleurs souvent recommandées par un certain nombre de promoteurs du jeûne intermittent (il suffit d’aller faire un tour sur YouTube pour s’en convaincre). La caféine est en effet bien connue dans le monde du fitness et des compléments alimentaires pour couper l’appétit et accélérer le métabolisme (avec à la clé un potentiel bonus en terme de perte de masse graisseuse… du moins en théorie).

Je n’ai absolument rien contre les amateurs de café, ayant moi-même été un buveur chronique il y a quelques années, mais on sait très bien qu’en tant que psychotrope, la caféine n’est rien d’autre que du dopage légal. Le fait que sa consommation soit culturellement acceptée ne change rien au fait qu’elle soit antinomique avec le jeûne (intermittent ou pas) sur le plan de la santé.

Les effets délétères de la caféine sur le long terme

Pour le comprendre, résumons déjà de manière succincte l’action de la caféine sur le corps. La caféine va tout simplement prendre la place d’un neuromodulateur, l’adénosine, qui a normalement pour rôle de ralentir l’activité nerveuse en cas de nécessité (déficit énergétique) tout en stimulant l’activité des glandes surrénales (production d’adrénaline). Autrement dit, le café, et le thé dans une moindre mesure, vont produire un pic d’énergie en empêchant le signal de la fatigue de jouer son rôle… Signal qui n’est pas là juste pour nous embêter, mais plutôt pour protéger notre organisme des dommages potentiellement importants, qui pourraient survenir suite à une suractivité du système nerveux.

Tasse de café

Le café, une boisson appréciée mais pas anodine pour notre santé.

Concrètement, lorsque le système nerveux d’une personne commence à s’épuiser pour diverses raisons (manque de sommeil chronique ou surmenage par exemple), les effets « bénéfiques » à court terme de la caféine vont se faire de plus en plus sentir. La personne devient alors accro à son petit shoot quotidien, et commence peut-être à multiplier les tasses dans la journée. Au bout de quelques années de surmenage, la personne est tellement épuisée qu’elle commence à manifester des symptômes d’intolérance à la caféine de plus en plus marqués : tachycardie, nervosité, sautes d’humeurs, troubles intestinaux, fringales…

Si vous êtes dans ce dernier cas, la consommation de caféine va provoquer un stress tel que votre système hormonal va provoquer une élévation de la glycémie (et donc de l’insuline), la plupart du temps en allant puiser dans votre masse maigre. Vous allez donc potentiellement perdre du muscle et avoir des fringales tout en arrêtant de puiser dans vos graisses corporelles. En gros, tout ce qu’on veut éviter quand on jeûne pour améliorer sa composition corporelle !

Je bois du café ! C’est grave docteur ?

D’abord, je ne suis pas docteur… Mais mon point de vue est que nous ne vivons pas dans un monde parfait. Alors si vous choisissez de consommer des stimulants, faites-le en connaissance de cause : c’est comme si vous contractiez un crédit (énergétique). Lorsque vous faites un emprunt à votre banque, l’argent que vous empruntez devra être remboursé à un moment ou un autre. Si vous cumulez crédits sur crédits, vous savez que vous allez finir par avoir de gros problèmes. Il en ira de même si vous prenez des stimulants de manière quotidienne et exagéré.

Boissons aux édulcorants : la fausse bonne idée

Un petit mot également sur les boissons contenant des faux sucres. On sait depuis quelques années déjà que malgré l’absence de calories, les édulcorants leurrent le corps en stimulant la production d’insuline. Leur consommation favorise donc indirectement la résistance à l’insuline (alors que le jeûne au contraire favorise son rétablissement). On ne parle ici même pas de l’effet neurotoxique de ces substances qui n’est maintenant plus à prouver. Ces boissons sont donc totalement contre-productives dans le contexte du jeûne intermittent. On voit pourtant toujours de nombreux coachs sportifs improvisés sur YouTube conseiller la consommation de C*ca Zero ou de canettes M*nster Absolutely Zero pendant la phase de jeûne pour maigrir (sic)

Conclusion

Si vous soupçonnez chez vous un état de fatigue chronique et souhaitez expérimenter le jeûne intermittent, évitez de vouloir tricher en utilisant des stimulants (surtout à jeun), cela ne fera que freiner vos résultats en aggravant votre fatigue. Une fois sevré de la caféine et votre système nerveux reposé, vous aurez une énergie toute aussi importante (si ce n’est plus) à jeun, et surtout beaucoup plus stable dans le temps !

Vous avez besoin de réveiller votre métabolisme le matin ? Bougez, respirez, marchez, courrez, nagez ! Les stimulations naturelles produiront des résultats plus bénéfiques et durables dans le temps que la stimulation purement chimique et addictive de la caféine. Actuellement, en été, j’aime le contact avec l’eau froide tous les matins. Cela me met dans de bonnes conditions pour le reste de la journée. À vous de trouver ce qui vous convient !

Erreur numéro 2 : vouloir en faire trop

Beaucoup de personnes foncent tête baissée dans le mode « repas unique » car on leur a dit que c’était le top du top, qu’ils allaient vivre dix fois plus longtemps et perdre cent fois plus de graisse. Comme souvent, l’excès d’enthousiasme cache une réalité plus nuancée.

En réalité, vous n’aurez de résultats qu’à la hauteur de ce que votre organisme peut actuellement supporter en fonction de votre niveau de vitalité. Il n’y a qu’une seule règle : vous devez vous sentir bien. Si vous êtes calme et concentré à la fois, que vous ne ressentez absolument pas la faim, ce sont des signes que votre corps puise dans ses graisses… Vous pouvez continuer à jeûner (et vous le faites naturellement car c’est facile pour vous).

Mais si à l’inverse vous commencez à être stressé sans raison apparente, à avoir des difficultés de concentration, à être irritable, à avoir des pensées obsessionnelles pour la nourriture, c’est sans doute le signe que vous avez dépassé votre capacité d’adaptation (au manque de glucose), votre taux de cortisol s’emballe et votre niveau de stress peut potentiellement devenir destructeur… Vous pouvez aussi vous reconnaître dans cette description si au moment de vous réalimenter vous expérimentez des troubles hyperphagiques. Le problème, ce n’est pas le jeûne intermittent, mais le fait que vous avez placé la barre trop haut.

reveil

Être trop rigide sur les horaires peut être contre-productif.

En ce qui me concerne, j’ai remarqué à quel point ma capacité à jeûner était réduite à néant si pour une raison ou une autre, je traverse une période de fatigue, de manque de sommeil… Dans ce cas, je ne culpabilise pas et je mange pour avoir du carburant et accomplir mes activités quotidiennes. À l’inverse, quand je suis bien reposé, il peut m’arriver de ne rien manger jusqu’au soir sans même y penser. Le jeûne intermittent est un excellent outil mais ce n’est pas magique et ne doit pas devenir une religion. Vous n’être pas obligé de le pratiquer de manière stricte 365 jours par an pour en obtenir les bénéfices.

Notez que je ne parle pas ici de jeûne thérapeutique au sens classique du terme. Les finalités ne sont pas exactement les mêmes. Dans le jeûne intermittent, quotidien, nous visons l’optimisation du métabolisme avant tout et souhaitons rester actifs. Lisez le petit encadré juste en-dessous pour en savoir plus…

Et la Warrior Diet dans tout ça ?

Vous pouvez éventuellement consommer dans la journée une petite portion d’aliments à faible indice glycémique (exemple : une poignée de baies, un verre de jus de légumes), des aliments à faible impact digestif et en petite quantité. Cette approche est notamment préconisée par Ori Hofmekler, auteur de la « Warrior Diet » (ou « Régime des Guerriers ») et l’une des personnes connues pour avoir grandement contribué à populariser le jeûne intermittent à notre époque moderne.

Si vous choisissez de tester la « Warrior Diet », n’oubliez pas le maître-mot : contrôle. Le risque en adoptant cette stratégie étant d’engendrer des envies de grignotages compulsifs et d’annuler les bienfaits de la période de restriction. En effet, même les fruits et jus de légumes peuvent provoquer une montée sensible de la glycémie et donc de l’insuline. Ce n’est absolument pas un problème dans l’absolu, mais quand vous jeûnez, vous souhaitez garder votre insuline aussi basse que possible pour continuer à brûler vos réserves lipidiques.

Alors la « Warrior Diet » est-elle faite pour vous ? Si vous arrivez à vous contrôler et à vous contenter d’une poignée de baies sans que cela ne réveille votre faim pour le reste de la journée, pourquoi pas ? Sinon, d’après mon expérience, mieux vaut réserver les fruits et légumes durant la fenêtre d’alimentation et faire un vrai jeûne le reste du temps.

Fruits rouges

Exemple de fruits à faible indice glycémique.

Conclusion

Si l’on dépasse sa capacité d’adaptation en voulant pousser le jeûne trop loin dans la journée, on risque d’obtenir les effets inverses de ceux recherchés. Allez-y progressivement en vous contentant pour commencer de sauter (ou juste repousser) le petit-déjeuner par exemple. Le corps a besoin de temps pour apprendre à utiliser ses réserves de graisses. Vouloir aller trop vite, c’est prendre le risque de passer ses journées sans énergie à déprimer et au final d’abandonner. Jouez et progressez avec le jeûne intermittent sans en faire un dogme.

Erreur numéro 3 : ne pas manger assez après la rupture du jeûne

Autant vous devez être en restriction alimentaire pendant la phase de jeûne, autant pendant la phase de compensation, vous devez manger suffisamment et à satiété, que ce soit en une ou plusieurs prises. N’ayez pas peur de manger suffisamment le soir en pensant que vous allez stocker de la graisse, c’est une légende liée au fait que la plupart des gens grignotent toute la journée… Se limiter le soir dans ce dernier contexte aura évidemment un impact bénéfique. Mais quand on jeûne une bonne partie de la journée, nous sommes dans un contexte tout à fait différent.

Attention, il ne s’agit bien sûr pas de se gaver et d’engloutir tout ce qui vous passe sous la main, en particulier juste avant de dormir, au risque de passer sa nuit à (mal) digérer. Manger dans la sérénité avec une bonne mastication est toujours de rigueur. Si vous n’arrivez pas à vous contrôler, je vous renvoie au point précédent…

Le jeûne intermittent ne provoque pas non plus de ralentissement du métabolisme à long terme comme on l’entend parfois dans la bouche de ses détracteurs… à condition encore une fois de manger suffisamment pendant la phase de compensation.

Alimentation abondante

Ne pas faire de la restriction durant la phase de compensation…

Comment savoir si je mange assez en faisant un ou deux repas par jour ?

Si vous faites le mode « repas unique » (fenêtre alimentaire de 4 à 6 heures par exemple), pensez aux grands repas de famille ou quand vous allez au restaurant. Prenez votre temps ! Un « repas unique » ne signifie pas forcément une seule assiette ou une seule prise alimentaire. Petite astuce d’Ori : laissez passer au moins 20 à 30 minutes (voire plus) après chaque prise alimentaire, temps généralement nécessaire pour que le signal de satiété monte au cerveau. Si la faim revient après ce délai, vous pouvez continuer à manger. Évitez tout de même de manger l’intégralité de vos calories juste avant de dormir pour des raisons que vous comprendrez aisément (digestion).

Conclusion

L’un des principaux avantages du jeûne intermittent est qu’il vous permet de renouer avec votre vraie faim. Apprenez à l’écouter sans vous enfermer dans des protocoles trop compliqués qui ne correspondent pas à vos besoins. La qualité de votre digestion, de votre sommeil, ainsi que votre énergie et votre humeur au quotidien étant quatre bons indicateurs vous permettant de savoir si vous faites les choses de la bonne manière ou pas.

Dites-moi dans les commentaires (ou ailleurs) si cet article vous a été utile ou si vous souhaitez des informations complémentaires sur tel point… et si ça vous tente, n’hésitez pas à le partager !

Thierry Reid
 

Après avoir surmonté 30 ans de problèmes de santé chroniques, je partage désormais mon expérience et mes connaissances pour aider chacun à redevenir autonome en matière de santé.

  • Martin Labelle dit :

    Hehe très perspicace le point sur le caractère irritatable que l’on peut avoir parfois quand on est en train de dépasser sa limite adaptative ! Ça vient tout juste de m’arriver tient 😊 et hop quelques fruits et ça va mieux !
    Je pratique le repas unique par jour depuis plus d’un an , à fréquence quasi journalière mais loin du dogme (mon mode de vie s’y prêtant grandement bien) j’ai remarqué aussi une chose : la confusion entre besoin de repos (sieste, simple instant assis , ou même besoin d’exercice de respiration tel que 5 minutes de cohérence cardiaque ) et besoin de manger. Parfois je m’arrête de travailer (je suis maraîcher en Andalousie ), je m’assois et pense « qu’il faut que je mange un truc  » , alors qu’en fait ce qui me ferait du bien par dessus c’est de me relaxer, de faire une vraie pause, pour me retrouver en phase dans mon corps. Ainsi l’idée de manger disparaît totalement et je me sens détendu, nettement moins confus et en phase avec mon ressenti.
    As tu déjà expérimenté cela ?
    Merci pour cet article, j’apprécie ta plume ! J’espère qu’il éclairera bon nombres de personnes ! Au plaisir de lire les prochains billets ! Continue !

    • Thierry Reid dit :

      Salut Martin. J’ai déjà constaté cela aussi : le simple fait d’aller prendre une douche, d’aller faire une balade, de faire quelque chose de relaxant et/ou stimulant peut agir sur la sensation de faim (pendant un moment plus ou moins long). Et au final c’est logique, la faim est hormonale, donc si tu fais quelque chose qui modifie ton environnement hormonal (comme te relaxer dans ton exemple) ta faim est susceptible de disparaître ou s’atténuer. Même si cette approche a aussi des limites bien sûr… Merci pour ce commentaire pertinent. 😉

      • Kay dit :

        Bonjour Thierry,

        Je suis enchantée de découvrir ton blog que je vais suivre avec plaisir et intérêt aussi.

        Si je peux ajouter quelque chose à ce propos. Quand on pense à la nutrition, on peut aussi la concevoir sous un angle très élargi. La Nutrition au sens vaste peut être compris comme un échange perpétuel entre notre organisme et l’énergie cosmique. La nutrition c’est donc aussi la respiration, c’est la relaxation ou la méditation, car pendant ces moments de méditation, nous entrons dans un état de connexion avec cette énergie cosmique et nous nous alimentons. C’est aussi l’amour en sens large et la gratitude. L’absorption de l’énergie cosmique se fait donc à plusieurs niveaux de subtilité et par les différentes dimensions de notre être. C’est pourquoi, à mon sens, lorsqu’on respire profondément, lorsqu’on médite, lorsqu’on se connecte avec l’énergie de l’eau, de la terre, de l’air, des arbres, on se nourrit aussi.

        Aussi, à propos des repas le soir, notre énergie et notre capacité digestives sont accrues lorsque le soleil est au zénith et lorsqu’il est présent dans l’après-midi. Après le coucher du soleil, cette capacité digestive décroît nettement et l’absorption sera très réduite par rapport à celle qui peut avoir lieu lorsque la prise alimentaire a lieu pendant le jour. En terme de cycle circadien, plus la prise alimentaire sera distancée du moment du coucher, mieux les fonctions d’assimilation, de nettoyage interne, d’élimination et de régénération pourront se faire, l’organisme n’étant pas aux prises avec la fonction digestion. La meilleure fenêtre alimentaire pour moi se situe entre 14h et 17h et non pas le soir 🙂

        Enfin, la question de l’irritabilité lorsque la faim se fait ressentir est pour moi entièrement disparue avec l’adoption d’une alimentation crue et des jus pressés à froid. Les variations d’humeurs de sont apaisées et tout est plus serein. La faim est devenue joyeuse!

      • mat dit :

        Bonjour,
        Mais à l’inverse, peut on au contraire avoir faim lorsqu’on l’on est détendu, relaxé?
        Par exemple, n’ayant pas l’appétit quand stressé ( et étant très souvent angoissé).
        L’appétit ne me vient que lorsque je rentre du boulot dans un environnement bienveillant par exemple.

        Merci d’avance pour vos retours

        • Thierry Reid dit :

          Salut mat, si tu es angoissé toute la journée et que tu relâches la pression d’un coup, il est normal que tu aies faim à ce moment-là (si tu n’as rien mangé de la journée).

  • Livia dit :

    Très intéressant cet article 😉
    J’ai curieusement pris du poids depuis que je m’alimente sur une plage 12h a19h…en fait sauter le petit dej ne m’a jamais déranger ce qui est nouveau c’est arretter de manger plus tôt…des fois j’y arrive pas !et en te lisant je viens de comprendre que je ne mange pas assez donc je stocke
    Outre le fait que je fais des crises hépatiques…
    En tout cas longue vie a ce blog😃

  • AURIEL BUSSAC Christine dit :

    Super Thierry ! Merci pour cet article et longue vie à ton blog ! C’est toujours un plaisir de te lire en completement des publications et vidéos de TC .

  • Bühler dit :

    Merci Thierry ton article va beaucoup m’aider je comprend pourquoi j’echoue..je vais vraiment suivre tes conseils et recommencer

  • Maurizio dit :

    Salut Thierry et merci . Les conseils sont intéressants.
    Pour le café , je l’aime encore… Un seul café vers 11h ? Ca irait ou pas du tout? Du tout?
    Merci d’avance.
    Maurizio

    • Thierry Reid dit :

      Salut Maurizio, c’est toi qui te fixe la limite. Dans l’article je dis ce que fait la caféine dans le corps, maintenant on peut très bien vivre en buvant son petit café tous les jours, tout comme on peut très bien vivre en fumant une petite clope de temps en temps.

  • Morgane dit :

    Bonjour,
    Je pratique le jeûne 16/8 depuis le 2 mai et j’ai perdu 2,5 kg (plus que 33 😉). Je bois du café, enfin je devrais dire de l’eau au café tant il est léger. Mais là n’est pas ma question. Ce jeûne suffit-il pour perdre autant? Ne devrais-je pas tenter un jeûne prolongé? Si je vide mon foie de son glycogène, il se remplit dès que je romps le jeûne, non??
    Bonne journée

    • Thierry Reid dit :

      Bonjour Morgane. Tous les jeûnes vont te faire perdre du poids. Mais dans un jeûne long tu vas aussi perdre de la masse musculaire, donc si ton objectif est simplement la perte de poids, le jeûne intermittent est généralement une meilleure option. Surtout qu’on ne se lance pas un jeûne long comme ça, cela demande des prérequis et de bonnes conditions de vie, car ton organisme va connaître de gros chamboulements internes…

  • Micheline dit :

    Tout Simplement Gros Gros Merci!

  • Loïc dit :

    Bonjour Thierry,

    En général je ne fais que 2 – 3 repas par jour, et entre le dernier et premier repas je jeûne entre 14 et 16 h.
    Le jeûne fait perdre du poids, or je me trouve trop maigre et c’est sûrement lié aussi mais je suis très sensible au froid.
    Il est vrai que je mange peu de gras car je le digère assez lentement, en gros, je mange surtout fruits et verdure, légumes la plupart du temps je suis 100% cru. Et je pratique assez peu de sport.

    Aurais-tu une idée pour améliorer mon cas tout en continuant le jeûne intermittent ? Me forcer à faire du sport ? … ?

    Bonne journée

    • Thierry Reid dit :

      Oui : augmenter la part de protéines et matières grasses dans ton alimentation. Car si tu ne manges que des fruits et légumes crus, et que tu n’es pas quelqu’un de vital (maigre, frileux, fatigue), il y a de fortes chances que le problème vienne de là. Ecoute ton corps et regarde comment tu te sens après avoir mangé, si tu as froid et que tu as la tête dans le brouillard par exemple, c’est qu’il y a un problème. Il ne faut pas te forcer à faire du sport, mais faire en sorte que tu aies de nouveau l’envie et l’énergie d’en faire.

      • Loïc dit :

        Merci pour tes réponses toujours très sensés. 🙂

        • Thierry Reid dit :

          Ah oui j’oubliais : augmenter un peu la part de sodium dans ton cas puisque qui dit fatigue dit difficulté à retenir le sodium. Donc Quinton, céleri-branche, algues… ou sel non raffiné dans une moindre mesure (avec modération bien sûr en fonction de ton appétence). 😉

  • Claire dit :

    Bonjour Thierry! Merci beaucoup pour ce blog très instructif!

    J’ai débuté le rythme un repas par jour lundi (je ne prenais déjà plus de petit déjeuner depuis 6 mois, ceci correspondant à un changement de mode de vie vers du physio, trop rapide d’ailleurs). Toute cette semaine je me suis sentie parfaitement en phase avec ce rythme, calme, pas de compulsions à la reprise. J’ai très envie de continuer comme ça, cependant deux choses me posent question:

    – le soir j’arrive juste à 1000 kcal (et encore, en forçant sur les avocats, coco, noix, bananes…), et je suis déjà calée bien avant, malgré mon gros appétit (je suis plutôt sédentaire, je ne sais pas si cela suffit en densité). Je ne vois pas comment je pourrais manger plus, même en allongeant ma plage alimentaire qui est déjà de 4h (18-22h) et cela fait tard ensuite pour se coucher car j’attends encore 1h (ce n’est pas idéal mais je peux rarement commencer plus tôt). De plus j’essaye de me limiter pour les fruits car j’ai tendance à en prendre beaucoup (trop), je me rattrape sur les légumes mais donc moins de densité calorique. Donc je ne sais pas si je dois quand même augmenter ma ration, ou bien me fier à mon ressenti… je ne suis pas adepte du comptage de calories mais il doit quand même y avoir une certaine limite à respecter…? ma crainte est d’être en restriction et que mon corps se mette à stocker (jai tendance à prendre du poids). Saurais tu comment je pourrais arriver à combler mes besoins (si besoins il y a) sans me gaver de fruits? Je me base un peu sur cronometer pour m’aider à évaluer en gros les quantités et densité de ce que je mange, donc je me force, mais si je m’écoutais j’en prendrais bien moins… Forcer ou s’écouter? Telle est la question ^^

    – j’ai dans ces derniers jours éprouvé une grande fatigue physique à certains moments au travail, et des crises de detox (démangeaisons tres fortes à heures fixes, plaques rouges, maux de tête) mais que je connaissais déjà cela avant dans une moindre mesure. Le brossage à sec a tout de même atténué les choses aujourd’hui. Plus embêtant je n’arrive plus à aller aux toilettes sans lavement. J’ai commandé des melanges de plantes pour aider les emonctoires. Malgré tout je me sens vraiment bien dans ce jeûne, mais est-ce que je ne risque pas de dépasser ma capacité adaptative?

    En tous cas merci de m’avoir lue (et désolée pour ce message très long :/ ), si tu trouves un peu de temps pour me donner ton avis, je t’en remercie beaucoup!

    Claire

    • Thierry Reid dit :

      Bonjour Claire,

      Le fait que tu n’arrives plus à aller aux toilettes sans lavements est (très) embêtant. Maintenant que tu as commandé des mélanges de plantes, à voir si cela se régule. Sinon cela veut dire qu’il y a un blocage dans tes intestins. 1000 calories ça me paraît peu quand même… mais tu ne me dis pas quel poids et quelle taille tu fais, ni ton pourcentage approximatif de body fat. Si tu veux me tenir au courant pour qu’on élucide le problème, je t’invite à utiliser le formulaire de contact du site, je te répondrai. 😉

  • Michel dit :

    Bonjour Thierry je découvre ton blog grâce à un lien sur facebook
    tu écris au point 2 sur la warrior diet : « mais quand vous jeûnez, vous souhaitez garder votre insuline aussi basse que possible pour continuer à brûler vos réserves lipidiques. » ce n’est pas le cas pour moi qui me trouve un peu trop maigre 43-44kg pour 1m62… (j’ai perdu 6 kg depuis que je pratique régulièrement jeune intermittent et jeûnes courts secs …) je le sens d’ailleurs très bien lors de mes repas… j’en prends 2 dans un intervalle allant de 14 h à 20h dont le 1er uniquement, jus de légumes et fruits et le second bien + consistant de légumes crus où j’ai un besoin de consommer beaucoup de gras comme avocats, olives, huile de coco, purée d’amandes de sésame cacahuètes et même des céréales ou des produits animaux … mais je veux pratiquer le jeûne intermittent pour détoxifier mon corps …
    ai je choisi la bonne « formule »?
    En tout cas merci à toi pour tout ce que tu fais

    • Thierry Reid dit :

      Salut Michel, tu dis que tu es un habitué des jeûnes, donc tu connais déjà la formule ultime pour détoxifier. Après tout dépend de tes priorités, prendre du poids ou la détox, il faut choisir… Détox signifie obligatoirement perdre du poids (ne serait-ce qu’un peu)… Penser à voir aussi les autres facteurs (stress, activité physique, etc…). Je connais des personnes dont le poids fluctue fortement en fonction des périodes de stress.

      À la question : est-ce que tu as choisi la bonne formule concernant ton alimentation ? Il n’y a que toi qui puisses y répondre. Est-ce que tu dors bien ? Est-ce que tu as de l’énergie ? Est-ce que ton humeur est bonne ? Tant de variables…

      Il y a un temps pour jeûner mais il ne faut pas en abuser non plus, peut-être que tu as tiré trop sur la corde et que ton métabolisme s’est ralenti. Si c’est le cas essaye de casser ta routine, change quelque chose dans ton alimentation, les quantités, le timing… (je ne fais que lancer des pistes, je ne fais pas de diagnostic…).

  • Michel dit :

    Je viens juste de voir que tu avais répondu… merci pour ta réponse , ma priorité c’est la détox, le tout c’est comme tu le dis de ne pas y aller trop fort …

    respecter la loi de l’hormese quoi …

  • Solange Gayral dit :

    Bonjour
    J’ai 57 ans et pratique la musculation depuis l’âge de 16 ans …de la natation quand je peux …il faut que je m’y remette d’ailleurs. .. je pèse en moyenne 57 kg pour 1m68 , ce qui est tout à fait raisonnable. Mon problème est la cellulite sur les fesses, les cuisses et les jambes qui enflent quand il fait chaud. Cette cellulite me suis depuis presque toujours …il n’y en a pas beaucoup mais moi je ne vois que ça et je trouve ça moche. Je suis très tentée par le jeûne intermittent même si sauter le petit dej risque d’être difficile pour moi mais je suis décidée à tenter l’expérience. Pensez vous que ce style de pratique puisse enfin m’aider à trouver un moyen d’eliminer cette fichue cellulite ? Que me coseillez vous ?

    • Thierry Reid dit :

      Bonjour Solange, ça peut aider dans la mesure où le JI permet de diminuer l’inflammation, mais pas sûr que ce soit suffisant pour faire disparaître une cellulite de longue date. Renseignez-vous aussi sur les auto-massages (avec le rumble roller de chez Christophe Carrio que j’utilise moi-même).

  • guilmain dit :

    bonjour, je me demandais, est ce que les tremblements indiquent qu’on a deja depasse sa capacite a jeune? selon la loi de l’ormese cmt ameliorer sa capacite adaptation sans la depasser? merci!

  • AUBRY dit :

    C’est de loin l’exposé le plus sensé que j’ai pu lire sur le jeûne intermittent jusqu’à présent.

  • Marie-Élaine dit :

    Dans vos écrits, vous dites ceci: «Le fait que sa consommation soit culturellement acceptée ne change rien au fait qu’elle soit antinomique avec le jeûne (intermittent ou pas) sur le plan de la santé.» Pouvez-vous préciser s’il vous plait car ca ne fournit aucune information sur le POURQUOI il est antinomique.

    • Thierry Reid dit :

      Tout simplement car c’est un psychotrope, qu’il élève fortement le cortisol, et globalement, qu’il perturbe les mécanismes de régulation hormonales propres au jeûne. Maintenant tout dépend des objectifs. Pour ceux qui cherchent uniquement le côté brûle-graisse, dans le cadre d’un jeûne très court, et à condition d’avoir EXCELLENTE vitalité et système nerveux, alors pourquoi pas, mais je ne le recommande pas spécialement… et surtout pas pour une personne en fragilité nerveuse / fatigue chronique (même si évidemment ce sont les personnes qui seront le plus attirés par les stimulants).

  • Patrice dit :

    Bonjour Thierry
    J’aurais besoin de vos conseils, car je pratique le jeune 16/8. Mon corps a besoin d’une grosse détox, (énormément de psoriasis). Qu’elle alimentation me conseillez vous, en sachant que je préfère éviter de manger de la viande. Merci. Patrice

  • L'alchimiste Paulo dit :

    Merci pour ton partage
    Depuis quelques temps je pratique le jeune intermittent et ma tranche horaire varie suivant mes sensations, mon ressentit et mes occupations mais essentiellement du 16/8
    je me sent vraiment bien, bonne activité, humeur.
    Je pratique pas mal d’exercices physique (course, HITT) là aussi je me sent très bien
    Je pense vraiment que l’homme est certainement fait pour se nourrir de cette façon en règle générale bien sûr;
    Je le conseille à tous d’y aller progressivement, de s’écouter et d’avoir à côte bien sûr d’autres moyens de se nourrir « respiration, méditation, sport, nature…… »
    Pour la question de la quantité c’est peut être la chose la plus dur entre le pas assez et le trop mais là je pense que l’expérience et le temps sont certainement la clé 🙂
    Voilà essayez cela ne vous fera que du bien

    Merci encore Thierry

  • gipsie dit :

    bjr,j ai lu beaucoup de chose sur le jeune intermittent et aucun des article ne rėpond a la question que je ME pose.JE precise que je suis prête à ne pas boire Mon café sans sucre sur la période des 16h mais puis-je le faire sur la plage des 8heures de prise alimentaire?en précisant qu’à part le café j’AI décider de ne plus touche á d’autre sucre?

    • Thierry Reid dit :

      Tout dépend du point de vue. Si ta question est relative au sucre uniquement, alors oui, tu peux en consommer dans le sens où ton jeûne est terminé pendant la phase d’alimentation. Maintenant, d’un point de vue santé, il vaut mieux se tourner vers les sucres naturels inclus dans les fruits et légumes et éviter le café, ça va de soit.

  • Fabienne dit :

    Tout à fait constructif, et simple 😉

  • >
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