5 erreurs d’état d’esprit… quand on veut sortir de l’épuisement

Je vois souvent des personnes en épuisement qui me disent : je fais tout bien mais pas de résultats... Puis quand je discute un peu avec eux, je me rends compte que la plupart essayent d'appliquer quelques conseils trouvés à droite à gauche... Mais souvent ce qu'il manque est la compréhension derrière, le pourquoi.

Et ce pourquoi, il ne se trouve pas dans les conseils particuliers, mais d'abord dans ce qui les précède : l'état d'esprit.

Alors aujourd'hui j'avais envie de vous proposer les 5 erreurs d'état d'esprit les plus courantes quand on veut sortir de l'épuisement.

Et je sens que certains risquent de faire grincer des dents... 😉

 Erreur #1  : Ne travailler que sur un seul pilier de la santé

Les personnes en fatigue chronique sont un peu comme une passoire remplie de petits trous... Ça fuit de tous les côtés ! Sauf qu'ici il ne s'agit pas de fuite d'eau mais d'énergie.

Elles mettent alors souvent beaucoup d'efforts à boucher un trou en particulier (le plus visible à première vue)... mais ne réalisent pas toujours que la passoire continue à fuir à d'autres endroits... Elles ne voient pas les autres trous, car plus subtils, mais tout aussi importants lorsqu'on les additionnent !

Pour illustrer ce point, prenons l'exemple des habitants des zones bleues (Okinawa, etc.), ces zones réputées pour leur niveau de santé et de longévité.

On trouve une tonne d'articles sur le régime des centenaires d'Okinawa... comme si la composition de leur alimentation pouvait expliquer à elle seule leurs bonnes statistiques.

Mais il faut bien retenir une chose : la santé ou (son absence) est toujours multi-factorielle.

Quand on leur pose d'ailleurs la question, les habitants d'Okinawa attribuent leur longévité à bien d'autres facteurs : leur activité physique quotidienne, leur état d'esprit et philosophie de vie, leur mode de vie dénué de tout stress chronique, le fait de profiter d'un air pur et du soleil...

Pour remonter votre niveau d'énergie et sortir de l'épuisement durablement, vous devez travailler sur les différents piliers de la santé. Les résultats ne s'additionneront pas seulement, mais auront un effet synergique (le tout est plus que la somme des parties) !

 Erreur #2  : Vouloir imiter les personnes en bonne santé

Une autre erreur courante est la propension à vouloir copier ceux que l'on considère comme des exemples... En matière d'alimentation par exemple, Youtube regorge de vidéos de type « Une journée dans mon assiette » qui pousse dans ce sens.

Alors voici un scoop : ce qui est bon pour une personne ne l'est pas nécessairement pour une autre.

Prenons encore une fois le cas des habitants des zones bleues dont le régime alimentaire contient généralement beaucoup de légumineuses en tout genre.

Sur le plan strictement nutritionnel, les légumineuses sont des aliments plutôt intéressants : elles sont une source de glucides, de protéines, de vitamines et minéraux divers et variés.

Mais les légumineuses, de manière générale, font également partie de la catégorie des aliments non périssables, et sont donc riches en certains inhibiteurs enzymatiques (anti-protéase, anti-amylase notamment) et en cellulose.

Ces caractéristiques les rendent donc potentiellement plus difficiles à digérer et assimiler que d'autres classes d'aliments plus simples comme les fruits, les légumes, ou même les produits animaux en général.

Cassoulet

Il faut savoir une chose : si vous êtes en fatigue chronique et que vous souffrez de dysbiose intestinale (les deux allant souvent de paire), alors la prise systématique de légumineuses partiellement digérées peut engendrer des troubles digestifs et contribuer à nourrir votre flore pathogène.

Lorsque l'on parle de bons ou de mauvais aliments, la vraie question à se poser est de savoir si ces aliments sont digestes ou non, ce qui va dépendre grandement des capacités digestives de chacun.

En bref, écoutez avant tout votre corps et ne suivez pas aveuglément des modes alimentaires qui peuvent convenir à certaines personnes... mais pas forcément à vous !

Une personne épuisée possède des équilibres (digestifs, nerveux, immunitaires...) plus fragiles que la moyenne... et doit donc avoir une alimentation et une approche globale adaptée à sa physiologie actuelle.

 Erreur #3  : Devenir un expert de la symptomatologie

L'une des caractéristiques de l'épuisement chronique surrénalien est qu'il entraîne une dérégulation de la production des hormones anti-inflammatoires (corticoïdes)... qui engendre elle-même le dérèglement du système immunitaire.

L'organisme devient alors déficient dans sa gestion du stress, des agressions (psychologiques ou physiques), de la toxicité... Vous devenez hypersensibles à tous les niveaux. Vous développez sans cesse de nouveaux symptômes et de nouveaux problèmes de santé chroniques.

Lyme, fibromyalgie, candidose, etc... On trouve des forums entiers sur ces pathologies. Certaines personnes deviennent des experts de leur maladie, finissant même par s'y identifier.

En sont-elles débarrassées pour autant ? La plupart du temps, la réponse est non. Elles gèrent leur maladie.

Devenir un expert de la symptomatologie vous apprendra, au mieux, à gérer vos symptômes, mais en faisant cela vous ne ferez que les entretenir. C'est ce que fait la plupart du temps la médecine allopathique vis à vis des maladies chroniques.

Même si en cas d'urgence cela peut vous sauver la vie, ce n'est pas une stratégie efficace à long terme.

Ce n'est pas à vous, avec vos petits bras et votre intellect, de combattre la maladie, c'est à votre système de défense (lymphatique, immunitaire...). Choisissez plutôt de devenir un expert en santé plutôt qu'un expert en maladie.

 Erreur #4  : Avoir une approche trop passive

Si tu es fatigué, repose-toi...

C'est ce que vous répondent les bien-portants quand vous leur racontez les problèmes de manque d'énergie que vous vivez, sauf que vous savez (et ressentez) que ce n'est pas aussi simple !

La fatigue chronique n'est pas une petite fatigue passagère qui se règle avec une bonne sieste ou une nuit de sommeil... C'est un déséquilibre ancré du métabolisme. Et cela implique en particulier le mauvais état du système nerveux et hormonal.

Le cycle normal et sain « stress / repos » est rompu, et vous êtes toujours dans une sorte d'entre-deux délétère.

Evidemment, réduire le stress chronique (le mauvais stress) est essentiel car celui-ci vous détruit littéralement, à petit feu... Mais on peut faire mieux que ça : aider à relancer la machine en appliquant des stress spécifiques, de courtes durées, et dont l'intensité est adaptée à la vitalité de la personne.

Le but étant de rétablir une alternance saine entre les deux branches du système nerveux : sympathique (mode action, stress...) et parasympathique (mode repos, nettoyage), ce qui va avoir de nombreuses répercussions bénéfiques sur la santé globale... Ce principe est de plus en plus connu aujourd'hui et appliqué sous le nom de loi d'hormèse.

Pour avoir un repos efficace, vous devez avoir une action (activité) efficace, car l'un ne peut pas exister sans l'autre.

 Erreur #5  : Tout miser sur la détox

Si vous êtes en fatigue chronique et que vous avez déjà passé un certain temps à essayer de chercher des solutions, il y a peu de chances que vous soyez passé à côté du discours pro-détox.

On vous a peut-être expliqué qu'il fallait faire des diètes ultra-restrictives sur 6 mois ou 1 an, ne manger que des fruits ou que des légumes (voire l'inverse : ne manger que des produits d'origine animale).

En plus, vous avez trouvé des témoignages positifs sur internet, alors vous vous êtes lancé... Malheureusement ça n'a pas eu les résultats escomptés pour vous. Quelques kilos perdus certes, mais vous êtes toujours aussi fatigué qu'avant... si ce n'est plus !

À force de régimes restrictifs, vous avez développé des troubles du comportement alimentaire... Vous avez tout le temps faim, et quand vous mangez, vous digérez mal... Bref, c'est la cata !

La réalité est que les diètes strictes tenues avec le mental sur une longue période comme la régime fruitarien ou le régime carnivore conduisent dans la très grande majorité des cas à un affaiblissement de la diversité et stabilité de la flore intestinale, et donc de la bonne santé du système immunitaire.

Mais ça ne veut évidemment pas dire que la détox, c'est du bidon...

detox

Oui, vous devez apporter un soin particulier la détoxification de votre organisme !

Mais vous devez le faire de manière intelligente, particulièrement en cas d'épuisement chronique surrénalien.

Pourquoi ? Parce que la fonction de détoxification de votre organisme dépend elle-même de votre niveau de vitalité. Or si vous stimulez de manière exagérée la détox, vous allez déstocker et activer énormément de toxines (phase 1) sans que votre foie n'arrivent tous à les traiter en vue de leur évacuation hors du corps (phase 2).

Résultat : Ces toxines activées (devenues corrosives) lors de la première phase de la détox vont continuer à se promener dans dans la circulation, provoquant de potentiels dommages, jusqu'à ce qu'elles soient à nouveau stockées dans vos graisses ou vos organes.

Plus vous êtes en en état de fatigue nerveuse avancée, plus vous devrez favoriser une détox douce, progressive, en éviter de rentrer dans des processus trop stressants pour votre organisme, ce qui aboutirait à un blocage, voire à une aggravation.

Conclusion

Récapitulatif des 5 erreurs d’état d’esprit quand on veut sortir de l’épuisement :

  1. 1
    Ne travailler que sur un seul pilier de la santé
  2. 2
    Vouloir imiter les personnes en bonne santé
  3. 3
    Devenir un expert de la symptomatologie
  4. 4
    Avoir une approche trop passive
  5. 5
    Tout miser sur la détox

Si vous êtes en stagnation actuellement et que certains des points évoqués dans cet article vous ont interpellé... peut-être est-ce le moment de changer d'approche ? 😉

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Thierry Reid
 

Après avoir surmonté 30 ans de problèmes de santé chroniques, je partage désormais mon expérience et mes connaissances pour aider chacun à redevenir autonome en matière de santé.

  • Meyer dit :

    Ok, je ne me reconnais pas dans ces travers. Pour autant j’ai perdu l’envie de manger et mon sommeil est perturbé, à cause d’une nouvelle qui me perturbe.
    Beaucoup de fatigue jusqu’à midi, ensuite ça va mais vers 19h la fatigue revient.
    En ce moment je suis des séances de réflexologie et cela me bouleverse. Plus en bien qu’en mal.
    Quelques jus de légumes deux fois par semaine.
    J’attends votre programme…

  • Flo dit :

    Des fois je pense qu’il faut laisser le temps opérer, actuellement je traverse une phase asse difficile, j’ai l’impression de tout faire plus ou moins correctement (Alimentation, activités physique, repos…) pourtant je suis toujours autant fatigué et déréglé au niveau digestif, mais je me dis que les graines plantés aujourd’hui seront les fruits de demain !!

    • Thierry Reid dit :

      À mon humble avis, je pense justement que c’est une erreur de raisonner ainsi… J’en connais, cela fait 10 ans qu’ils « plantent les graines » (en essayant de se rassurer) car ils sont persuadés de faire « tout bien »… Quand tu fais les choses bien, tu sens clairement que tu es sur la bonne pente. Il y a une différence entre faire les choses bien sur le papier, et faire les choses adaptées à sa situation / physiologie / métabolisme actuel.

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