Fatigue et congestion de l’organisme : les deux faces d’une même pièce

Dans cet article, on va établir le lien entre le manque de vitalité (fatigue chronique) et l’accumulation de produits toxiques dans l’organisme (on parle aussi de congestion), et pourquoi il est indispensable de prendre en compte ces deux aspects simultanément dans les solutions à apporter.

Mais il faut d’abord se rappeler quelques notions de physiologie très basiques. Notre système nerveux peut être divisé en deux parties :

  • le système nerveux volontaire, qui s’occupe de toutes les actions conscientes de l’organisme (marcher, bouger, lever un bras…) ;
  • le système nerveux autonome, qui s’occupe de toutes les actions inconscientes de l’organisme (battements de coeur, digestion, élimination des déchets, etc). Ce sont toutes nos tâches de fond.

Si vous manquez de vitalité, c’est que votre système nerveux volontaire fonctionne au ralenti. Vous sentez d’ailleurs bien que vous n’avez pas d’énergie pour rester concentré longtemps sur un travail ou pour aller faire du sport, car ce sont des fonctions volontaires (conscientes).

Mais ce dont vous avez peut-être moins conscience, c’est que toutes les actions autonomes (inconscientes) du système nerveux, comme la digestion et l’élimination des déchets, fonctionnent elles aussi au ralenti.

Conclusion inévitable : les déchets finissent par s’accumuler dans votre corps. Cela peut se traduire de différentes manières, de la prise de gras dans le « meilleur » des cas jusqu’aux maladies dégénératives à plus long terme (ex : cancer).

Mais d’où viennent ces déchets (produits toxiques) ?

Il serait utile de se poser la question, car beaucoup de personnes mobilisent généralement toute leur attention sur une source de déchets et oublient complètement qu’il y en a un certain nombre dans notre quotidien. En réalité, nous baignons dans un monde de plus en plus toxique. Il ne s’agit pas d’en avoir peur, mais d’en prendre conscience pour mieux réagir. Un petit tour d’horizon ?

Alimentation

L’alimentation est la source de déchets qui nous vient immédiatement en tête, car c’est la plus visible à notre passage aux toilettes (je ne vous fais pas de dessin).

C’est le rôle de l’ensemble de notre intestin et de sa population microbienne (flore intestinale) de décomposer l’alimentation et de ne laisser passer dans le sang que les éléments nutritifs pour évacuer le reste sous forme de selles.

Malheureusement, ça ne se passe pas réellement comme ça dans le monde réel, car il faut composer avec deux bémols quasiment toujours présents chez une personne en épuisement :

  • la perméabilité intestinale (certaines molécules nuisibles de notre alimentation parviennent à passer dans le sang provoquant de l’inflammation et des allergies) ;
  • le ralentissement de l’onde péristaltique (contractions permettant l’avancement des selles à l’intérieur de notre intestin). Ce phénomène engendre de la constipation et de l’auto-intoxication.

Si on ajoute à cela une alimentation de plus en plus industrielle, riche calories vides et en additifs de synthèse qui n’ont rien à faire dans notre corps, on obtient le cocktail parfait pour un vieillissement prématuré de l’organisme.Junk food

Pollution environnementale

L’air que nous respirons peut être une source d’accumulation de déchets considérable, en particulier si nous passons beaucoup de temps en intérieur (pensez aux plantes vertes et aux purificateurs d’air si vous êtes dans ce cas).

En cas d’épuisement, nous bougeons moins, notre métabolisme est ralenti, et fatalement nous respirons moins bien. Cela se traduit par un défaut d’oxygénation et d’élimination pulmonaire. Une activité cardio-vasculaire (même douce) au quotidien s’avère alors d’une grande utilité.

Il faut également citer d’autres sources de pollution environnementale tels que les amalgames dentaires (contenant du mercure), les vaccins, les pollutions électromagnétiques…

Une personne en grande vitalité peut très bien continuer à vivre dans un environnement relativement pollué sans en ressentir particulièrement les méfaits, car son système immunitaire est suffisamment robuste pour maintenir l’équilibre des fonctions vitales en fonction des contraintes (ce qu’on appelle l’homéostasie). C’est malheureusement nettement moins le cas pour une personne en fatigue chronique (d’où hypersensibilité à différents niveaux : chimique, électromagnétique, alimentaire, émotionnelle…).

Fonctionnement normal du métabolisme

C’est un fait parfois ignoré mais notre métabolisme, par sa simple activité saine et normale, produit des déchets en permanence. Un corps en bonne santé est parfaitement conçu et adapté pour les traiter. Les reins sont chargés d’éliminer les déchets endogènes de notre métabolisme. Lorsque ces derniers sont surchargés, d’autres organes tentent de prendre le relais comme la peau (via des symptômes tels que l’eczéma ou l’acné).

Stress

Un autre fait souvent ignoré ou du moins pas assez pris en considération… Le stress est un fort pourvoyeur de radicaux libres toxiques pour l’organisme. Une personne fatiguée possède par ailleurs une faible résistance au stress et va donc produire beaucoup plus de déchets métaboliques qu’une autre !

Comment vider les poubelles de notre organisme quand on est une personne fatiguée ?

Beaucoup d’approches naturopathiques mettent l’accent sur la détoxification à fond les ballons sans prendre en compte l’état nerveux de la personne. Je rappelle que nous sommes avant tout des êtres énergétiques (électromagnétiques)… avant d’être des tubes à récurer !

L’objectif n’est pas de dépendre constamment de solutions externes et artificielles (comme les purges ou les lavements du côlon) pour éliminer nos déchets. D’une part, ce sont des solutions qui consomment énormément d’énergie vitale, mais cela montre surtout qu’on n’a pas pris le problème dans sa globalité.

Car si votre corps n’arrive plus à éliminer vos déchets, c’est parce que vous êtes épuisé(e)… La priorité est donc de rétablir les constantes vitales et hormonales, de manière à rétablir le circuit normal de détoxification.

Voici les 3 axes principaux dans lesquels une personne fatiguée devrait s’engager :

1 – Favoriser le repos

Un mode de vie avec suffisamment de temps de repos, de moments de détente et de sommeil favorisera l’élimination des déchets. C’est lorsque nous sommes au repos que l’organisme a le plus d’énergie pour s’occuper des tâches de nettoyage et de restauration de l’organisme. À ce propos, les personnes en épuisement chronique ont généralement une dette de sommeil colossale.

Quand on parle de repos et de nettoyage, on pense immédiatement à la pratique du jeûne. C’est une option à envisager sérieusement pour accélérer de manière massive la détoxification du corps.

Mais attention, Le jeûne est aussi un stress pour le corps (surtout lorsque l’on est novice dans cette pratique), car notre organisme doit apprendre à se tourner vers ses propres réserves pour se nourrir, et cette transition peut être difficile à réaliser pour une personne sous-vitale. Je recommande donc d’y aller avec progressivité et écoute de son corps et ne pas se lancer dans un jeûne long de but en blanc.

Il vaut mieux en effet privilégier les jeûnes courts (24 à 48h) et / ou le jeûne intermittent dans un premier temps historie de commencer à « tâter le terrain ». (Voir également mon article sur le jeûne sec à ce propos).

2 – Pratiquer une activité physique adaptée à son niveau

L’activité physique est pour moi absolument vitale, y compris en cas d’épuisement. Le mouvement active le système lymphatique et le métabolisme en général, et stimulera donc également l’élimination des déchets par tous nos émonctoires (organes d’excrétion des déchets).

En cas de fatigue, il est généralement recommandé de privilégier les activités douces qui ne sollicitent pas votre système nerveux de façon excessive, comme les marches en pleine nature.

Marche en pleine nature

Quid des activités physiques intensive ? Elles sont permises et même bénéfiques à condition qu’elles soient pratiquées sur une courte durée (entraînement par intervalles de 10 à 15 minutes par exemple). La règle étant que votre séance ne doit pas vous mettre KO le restant de la journée, signe que vous auriez franchi votre limite d’adaptation.

3 – Améliorer la qualité de son alimentation

Adopter une alimentation anti-inflammatoire et hypotoxique sera d’une grande utilité également, ne serait-ce parce que vous arrêterez de jeter de l’huile sur le feu au quotidien. Qui dit fatigue, dit système digestif fragilisé !

C’est quoi une alimentation anti-inflammatoire et hypotoxique ? Voici quelques indications qui vont en ce sens :

  • Privilégier les vrais aliments aux produits préparés, industriels, qui ne contiennent le plus souvent rien d’autre que des calories vides ;
  • Éviter le blé, diminuer les céréales, et privilégier les légumes racines et fruits comme sources de glucides ;
  • Éviter les produits laitiers en général (au cause du lactose et de la caséine) ;
  • Éviter les graisses cuites et trans, et privilégier les graisses végétales de premières pression à froid, et les fruits oléagineux (selon tolérance) ;
  • Privilégier les cuissons douces et le cru (selon tolérance) par rapport aux cuissons à haute température ;
  • Avoir une consommation modérée mais suffisante de protéines (animales et/ou végétales selon préférence) au quotidien pour maintenir une bonne satiété, une humeur et un taux de sucre sanguin stables ;
  • Éviter les boissons stimulantes (café, thé, alcool, boissons énergétiques…) qui masquent la fatigue tout en l’aggravant ;
  • Arrêter de grignoter du matin au soir (jeûne intermittent).

Je ne dis pas que vous devez respecter à 100 % chaque jour de l’année tout ce qui est indiqué ci-dessus (je ne le fais pas moi-même).

Gardez à l’esprit que la perfection n’existe pas, c’est le cas également dans le domaine de l’alimentation.  Avoir un cadre alimentaire sain c’est bien, mais écouter son corps et savoir rester flexible en fonction du contexte pour que l’alimentation ne devienne pas une source de stress au quotidien… c’est encore mieux. 😉

Thierry Reid
 

Après avoir surmonté 30 ans de problèmes de santé chroniques, je partage désormais mon expérience et mes connaissances pour aider chacun à redevenir autonome en matière de santé.

  • Eric Plassot dit :

    merci Thierry 😉

  • Plassard David dit :

    Bonjour Thierry,

    Je partage le fait que le corps soit parfait, mais que répondre aux personnes
    qui partent dans les extrêmes en disant:

    Et les personnes trisomiques?
    Et les malformations?
    Et les personnes handicapés?
    La dernière truc à la mode c’est une opération bénigne du cœur (un morceau qu’il faut enlever!!!)lol.
    Et bien sur la mode de l’appareillage pour l’apnée du sommeil!

    As tu un avis sur ces sujets?
    Cdlt
    David.

    • Thierry Reid dit :

      Bonjour David,

      Est-ce que le corps est parfait ? Oui et non. Je dis dans l’article qu’il est « parfaitement conçu » dans le sens où tous ses mécanismes tendent vers la conservation de la vie qui l’anime. Mais il est aussi extrêmement fragile comme tout organisme vivant. Ça dépend comment on regarde les choses…

      Et pour les personnes qui naissent trisomiques, handicapées, ou malades de naissance (je peux en parler car j’en fais partie comme je le mentionne dans mon parcours), c’est simple : lorsqu’un enfant naît au monde, il est la résultante du matériel génétique de ses parents, et n’est donc pas parfait. Donc plus nous dégradons notre génétique par notre mode de vie, plus on risque de transmettre des problèmes lors de la conception d’un enfant. L’environnement de la mère pendant la grossesse joue un grand rôle aussi.

      Nous somme la résultante de toute notre lignée au niveau génétique.

  • Precourt Cécile dit :

    Bonsoir mon problème majeur est le grignotage sucré je mange peu pendant les repas et grignote tte la journée.je n aime pas la viande comment trouver l énergie suffisante ?j ai 55 ans et bien sûr doit cohabiter avec les soucis de la ménopause 😢j aimerais décrocher du sucré

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